Décrypter les anglicismes qui définissent les différents styles de ski

Ce qui m’a poussé à écrire cet article, c’est une petite anecdote personnelle, qui m’est arrivée récemment. Nous buvions alors un verre avec des amis sur Megève, qui sont comme moi friands de ski, mis à part l’un d’entre eux. Nous conversions alors sur nos styles préférés : carving, racing, freeride, freestyle… quand notre ami non-skieur s’est exclamé « Mais de quoi parles-tu donc Alexandre Moreau-Lespinard ? », et je me suis rendu compte qu’en effet, il était difficile de se retrouver à travers tous ces anglicismes lorsque l’on n’était pas soi-même un adepte de ski. Voici donc un petit guide de survie aux conversations en retour de saison, qui je l’espère, vous permettra d’y voir un peu plus clair !

La piste, ou « carving » : la base du ski

La piste, c’est la base du ski : pratiqué par la majorité des skieurs, il s’agit tout simplement d’enfiler ses skis et de partir sur les pistes damées et balisées, selon son niveau et son envie. Lorsque l’on parle de ski de piste, c’est l’idée première qui nous vient à l’esprit. Elle correspond également au matériel louable dans les magasins spécialisés. Le carving se situe dans cette veine, mais y ajoute un peu plus d’action : il s’agit en effet de « carver », ce que l’on pourrait traduire par « couper » ou « tailler ». Cela signifie en fait placer de nombreux virages très appuyés et à vitesse très élevée tout au long de sa descente.

Le racing, ou slalom

On a de plus en plus tendance à nommer « racing » ce qui est tout simplement le ski de compétition : il s’agit ici de slalomer entre des piquets le plus rapidement possible, dans une course contre la montre effrénée : une pratique grisante mais réservée aux très bons skieurs. Mon fils, Louis, participe d’ailleurs régulièrement à de tels épreuves.

Le freeride, la liberté ski au pied

Dans freeride, il y a le mot « free » ce qui sous-entend la liberté. Il s’agit donc ici de sortir des sentiers battus et de pratiquer le ski hors des pistes balisées. Cela peut se faire au sein du domaine skiable sur de petits tronçons entre les pistes mais également en total hors piste sur des domaines spécialisés comme la Grave. Le freeride est aussi dangereux qu’il est excitant, et pour ses pratiquants il représente un plaisir intense souligné par une bonne dose d’adrénaline. Mon petit conseil spécial Alexandre Moreau-Lespinard : si vous disposez d’un bon niveau en ski, n’hésitez pas à tenter l’aventure, le Freeride a été pour moi une réelle redécouverte du ski. Prudence tout de même, lorsque que vous pratiquez cette discipline : vous le faites à vos risques et périls.

Le freestyle, un style plus aérien

Le freestyle regroupe les amateurs d’acrobaties en tous genres. C’est un concept assez large composé de sous-disciplines, mais on y regroupe tous les skieurs amateurs de sauts, figures et autres glissades. Il se pratique autant sur les pistes classiques que dans des espaces dédiés, les snowparks, qui leurs donnent accès à toutes une série de modules permettant toutes sortes d’utilisations : tremplins, rampes, hips…

S’il existe bien sur d’autres styles et surtout, des sous-styles, on peut les regrouper dans ces grandes familles. Ce mini guide vous permettra de mieux comprendre de quoi il est question lors des conversations tournant autour du ski, et vous donnera peut-être même envie de vous lancer dans la pratique d’une de ces disciplines !

CatégoriesSki

Laisser un commentaire